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vendredi 25 avril 2014

CRISE IVOIRIENNE

  Ces intellectuels qui ont contribué à la perdition de Gbagbo
Publié le mercredi 13 avril 2011

Ils sont censés être les guides ou les éclaireurs des sociétés dans lesquelles ils vivent, la boussole qui permet à celles-ci de ne jamais perdre le nord. Mais, au regard de leur comportement, les intellectuels, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, sont très souvent des acteurs de la perdition de beaucoup de dirigeants et de populations. Les difficultés que vit la Côte d’Ivoire le montrent encore si bien. Beaucoup d’intellectuels africains ou prétendus tels ont contribué activement à faire perdre la tête à l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Ils ont largement contribué, par leurs analyses décalées des réalités, biaisées, partiales et parfois incongrues, à la longue résistance de Gbagbo, mais aussi à sa perdition. Déconnectés des problèmes que vivent au quotidien les populations, ces hommes et femmes qu’on appelle intellectuels, ont défendu et défendent souvent l’indéfendable. Comment peut-on se réclamer intellectuel et tolérer les massacres de populations, les appels à la haine de tous ordres du camp Gbagbo ? Comment accepter et défendre qu’un chef d’Etat marche sur les cadavres de ses concitoyens dans sa quête ou sa conservation du pouvoir d’Etat ? En tout cas, intellectualisme rime avec sagesse et humanisme qui s’accommodent mal des charniers et de tout ce qui est violence. Le véritable intellectuel s’interroge, interroge la conscience des dirigeants et de la société entière dans ses prises de position. Il doit assumer l’importance de son rôle et faire sien le principe qui veut que, dans le doute, l’on s’abstienne. A défaut d’avoir tous les éléments d’analyse d’une situation, il vaut mieux se taire. En d’autres termes, le principe de prudence voudrait que ces grands savants ne se prononcent sur un sujet qu’en toute connaissance de cause. Beaucoup d’entre eux, surtout dans leur soutien à Gbagbo, ont visiblement choisi de fermer les yeux face aux réalités de la crise ivoirienne. Il est vrai que nul n’étant à l’abri de l’erreur, il y en a certainement qui se trompent de bonne foi dans leurs analyses. Mais ils sont nombreux à mettre sciemment leur intellectualité au service des dictateurs contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Poussés par cette cupidité, beaucoup ont écrit des ouvrages à la gloire de tyrans. Leur savoir, ils le bradent à vil prix. Face au martyre des populations, ces idéologues du mal ne ménagent pas leurs efforts pour défendre les bourreaux. Ce genre d’intellectuels alimentaires ont toujours existé dans l’histoire de l’humanité. Ils arpentent les couloirs des palais pour vendre leurs compétences aux maîtres des lieux. Ils prostituent leur savoir en fabriquant toutes sortes de théories, en défendant des thèses parfois saugrenues en faveur des princes du moment. Ce faisant, ces phares qui devaient rester solidement debout quand se lève la tempête dans nos Etats, pour éclairer et guider les princes et les populations, deviennent hélas, comme dans le cas ivoirien, des égareurs. Ce genre d’intellectuels griots, zélateurs infatigables et éhontés de dictateurs, posent le problème de la notion d’intellectuel en elle-même. Une chose est sûre : les diplômes académiques, quels que soient leur nombre et leur valeur, ne suffisent pas à eux seuls, à rendre compte de l’identité de l’intellectuel, du moins, de l’intellectuel qui se respecte, qui s’assume et assume son rôle de phare de sa société. En plus de son savoir, le plus souvent livresque, l’intellectuel digne de ce nom ne saurait faire l’économie de l’honnêteté, de la sagesse et de l’humilité. Il lui incombe d’éviter les prises de position passionnées, de supporter la contradiction avec une bonne hauteur d’esprit, d’accepter qu’il peut bel et bien se tromper et d’avoir le courage de se corriger le cas échéant. En d’autres termes, il doit employer toutes ses compétences pour servir sainement et dignement l’intérêt général de sa société. Faire le contraire frise l’irresponsabilité, la criminalité. Malheureusement, il est très fréquent de rencontrer au détour d’une conversation, d’une émission-débat à la radio ou à la télévision, ces intellectuels “ tube-digestivistes ” qui, inlassablement, maquillent la dictature et encensent les tyrans. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces gens-là écornent considérablement l’image de marque de l’intellectuel africain et desservent la cause des populations. Et voilà qu’ils ont égaré Gbagbo. Rien que pour cela, ils méritent bien un procès, ne serait-ce qu’au plan moral.

Relwendé Auguste SAWADOGO

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